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C'est le constat sans appel que dresse l'Union des Photographes Créateurs (UPC)
Qu'on se le dise : le statut d’auto-entrepreneur ne s’applique pas aux auteurs-photographes !
Vous avez sans doute déjà entendu parler de ce nouveau régime aux formalités administratives simplifiées et aux avantages fiscaux divers et variés, visant à flexibiliser le marché du travail et à lutter contre les économies parallèles. L’entrepreneur individuel, communément appelé auto-entrepreneur, instauré par la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008, n’a, semble-t-il, pas fini de faire parler de lui.
L’UPC s’est interrogée sur le fait de savoir si ce régime particulier pouvait s’appliquer aux auteurs photographes. Juridiquement, la question ne pose pas de problème particulier. Cependant, les auteurs photographes ne semblent pas pouvoir opter pour ce statut d’auto-entrepreneur.
L’AGESSA est formelle, sauf directive contraire du ministère, l’auteur-photographe ne peut pas bénéficier du statut d’auto-entrepreneur en ce qui concerne son activité même d’auteur (cession de droits et vente de tirages originaux).
L'UPC a donc pris contact avec le Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité pour qu’ils se prononcent à ce sujet.
Dans l’attente d’une réponse officielle de la part des autorités, l'UPC recommande aux auteurs-photographes de ne pas opter pour ce statut, afin de vous éviter d’éventuelles complications administratives.
http://www.upc.fr/actualites.php?actualite=99
Vu que l'on m'a encore posé la question ...
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Bonjour, Je suis nouveau sur ce forum est content de l'avoir trouvé.
Je suis d'accord avec ce que tu dit Fabien en ce qui concerne le statut d'auto-entrepreneur. Mais quel statut prendre qui est aussi flexible?
Je suis photographe depuis pas mal d'année et je commence à avoir pas mal de photos et de reportages à mon actif. Actuellement je travaille sur un très gros reportage à Dubaï mais je ne sais pas quoi en faire vu que je n'ai pas le statut officiel de photographe. Je ne peux pas le vendre à un journal sans statut, je ne peux pas le présenter à un concours car la plupart demande que l'on soit photographe pro. Donc quel statut prendre? Je fais des mariages de temps en temps (sans statut, je sais je sais, certains d'entre vous vont m'engueuler). L'avantage du statut d'auto-entrepreneurs est que l'on peut travailler en tant de salarié à côté si on gagne pas assez d'argent en tant qu'auto-entrepreneur. Quel autre statut offre cette flexibilité? Je suis vraiment perdu dans ce monde de droit juridique!
Merci pour d'avance pour votre aide
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Salut, et bienvenu !
Alors attention à ne pas tout mélanger. être photographe professionnel peut être un statut, mais ce statut recouvre différents régimes sociaux. A partir du moment où tu es photographe, tu es auteur (régime social), ou salarié (régime social), ou commerçant / artisan (régime social), etc.
Dans ton cas, toutes les barrières que tu te poses ne sont qu'imaginaires.
Si tu vends une reportage (je parle donc là de travail journalistique) à un magazine, il se doit de te rémunérer en salaire à partir du moment où il dispose d'un numéro de "commission paritaire". Cela signifie qu'il est reconnu par la CPPAP, et qu'ainsi il bénéficie d'aides directes ou indirectes (frais de port d'envoi de périodiques gratuits par exemple). Le bénéfice de ces aide est un droit qui lui est accordé en échange d'un devoir : rémunérer les journalistes qu'il fait travailler en salaire (ce qui implique de fait un lien de subordination, une couverture sociale sous le régime général de la Sécurité Sociale, etc.). Alors tous les collaborateur d'un tel organe sont ils journalistes ? Non. Son comptable ne l'est pas, il ne fournit pas un travail journalistique par exemple. Et toi, en tant que débutant, peusx-tu être considéré comme journaliste, même si tu n'as pas de carte de presse ? Oui ! Le code du travail définit le journaliste comme ceci :"Le journaliste professionnel est celui qui a pour occupation principale, régulière et rétribuée l'exercice de sa profession dans une ou plusieurs publications quotidiennes ou périodiques ou dans une ou plusieurs agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources." "Toute convention par laquelle une entreprise de presse s'assure, moyennant rémunération, le concours d'un journaliste professionnel au sens du premier alinéa du présent article est présumée être un contrat de travail. Cette présomption subsiste quels que soient le mode et le montant de la rémunération ainsi que la qualification donnée à la convention par les parties." Tout est là ! Et si tu es débutant, il reste que souvent tu ne tire pas la majorité de tes revenus de la presse. C'est toléré les deux premières années, tu peux être considéré comme stagiaire !
Bien trop souvent on assimile journaliste avec détenteur de la carte de presse. Or aujourd'hui, nombreux sont les photographes qui n'ont plus accès à cette carte, remise par une commission qui garde un fonctionnement beaucoup trop rigide, basé sur une interprétation de la loi. Tu peux être reconnu comme journaliste sans avoir cette carte, et les impôts peuvent même te délivrer une attestation le prouvant, basée sur tes revenus déclarés.
Tu veux présenter un sujet à un concours, mais ne sais pas comment justifier que tu es photographe professionnel ? Aucun problème. Idem, tu n'as pas besoin d'avoir une entreprise et un numéro siret pour être photographe professionnel. Tu peux ên effet être assimilé au régime artiste, avec un tel numéro et des cotisations sociales via la Maison des Artistes (rare en photo), ou comme commerçant ou artisan si tu as une boutique et fait, par exemple du mariage, du tirage, etc., et dans ce cas, tu cotises à l'URSSAF directement, mais tu peux aussi très bien être sous le régime d'auteur ! Régime vague certes; mais relativement bien définit si tu fouille un peu sur le site de l'AGESSA. Dans ce cas, c'est par l'AGESSA que tes cotisation sociales seront versées.
Voilà, donc tu peux être photographe professionnel, reste ensuite à voir, en fonction de ton activité, sous quel régime social te placer. Et rien ne t'empêche, comme la plupart d'entre nous, d'être assujetti à plusieurs régimes sociaux !
J'espère que cela va t'éclairer un peu...
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Bonjour Julien,
Je ne suis pas d'accord avec ton propos au sujet de la commission de la carte trop rigide.
Ainsi, on peut lire sur le FAQ du CCIJP (http://www.ccijp.net/rubrique-19-faq.html) la chose suivante:
"La rémunération sous forme de droits d’auteur constitue-t-elle un obstacle à l’obtention de la carte ?
Dans ce cas, la Commission recherchera s’il s’agit d’une activité d’auteur ou de journaliste en fonction de la description des activités exercées et de la nature des entreprises. S’il s’agit bien d’une activité journalistique exercée à titre principal et procurant à l’intéressé la majorité de ses ressources, la carte sera délivrée. C’est cependant l’occasion de rappeler que tout journaliste doit normalement être rémunéré en salaires, au mois ou à la pige."
Je pense que tu faisais peut-être référence à d'autres choses (salaire minimum, pourcentage des revenus, ...)
Toutefois, si d'un coté le système est trop rigide, je le trouve trop laxiste sur d'autres aspects.
Je cotoie des photographes faisant des cessions de droits pour des agences de presse (code APE 6391Z) alors qu'il y a clairement lien de subordination ou à des magazines possédant un n° de commission paritaire.
De fait, vu les explications du CCIJP, mes confrères pourront demander une carte de presse au même titre que moi qui fais 100% de revenus en salaire dans la presse.
En fait, il y a ce qu'il faudrait faire pour être dans le cadre légal, et il y a ce qu'il faut faire pour gagner de l'argent.
Du coup, on en arrive à des dérives des pratiques et à un grand n'importe quoi qui n'est en rien propice à la bonne santé du photojournalisme.
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Un complément d'information:
Faire des photographies est une chose relativement facile, diffuser ces photographies dans un cadre légal est beaucoup plus compliqué!
Contrairement aux apparences ce n'est pas l'Auteur qui choisit comment il doit être rémunéré. J'entend souvent que l'on peut choisir d'être payé en salaire, en agessa, en honoraires ou autres procédé dont les diffuseurs ont le secret.
C'est les règles fiscales, sociales et le code du travail qui imposent le mode de rémunération et ses implications sociales.
On peut distinguer ces cas de figures :
-Vous réalisé des photographies et vous cédé les droits pour une parution dans la presse vous devez être rémunéré sous la forme d'une pige (salaire), dans tous les cas (commandes ou archives) si vous êtes journaliste ( tel que décrit par Julien ci dessus) et lorsque vous n'êtes pas journaliste vous devez aussi être rémunéré en salaire si il s'agit d'une commande, la question de l'archive étant plus complexe et sujette à discussions.
- Vous réalisé des photographies et vous cédé des droits d'Auteur à des diffuseur ( cooporate, edition, publicité, ..) vous devez obligatoirement faire une note de droits d'Auteur qui sera soumise à un assujettissement obligatoire à l'Agessa quelque soit votre satut. Ces imputations sociales doivent apparaître sur votre note d'Auteur et sont réglé par votre diffuseur ( si vous n'êtes pas affilé à l'Agessa) , dans ce cas vous n'avez pas de numéro ou d'inscription à l'Agessa.
Il faut noter que lorsque vous avez avec ces diffuseurs une commande qui peut être considéré comme un lien de subordination ( tel que le précise le code du travail) vous devriez être rémunéré en salaire.
- Vous faite des photographies et celle ci sont vendus à des particuliers ( mariage, scolaire,..), ce qui est un acte de vente et de commerce vous devez avoir un statut d'artisan ou de commerçant, je pense que dans ce cas le statut d'auto entrepreneur fonctionne.
Enfin pour terminer il n'existe pas de statut de photographe, on peut juste lorsque l'on souhaite avoir une activité d'Auteur Photographe déclaré cette activité auprès du service des impôts de votre résidence, en remplissant une déclaration P0 (0=zéro) qui transmettra à l'insee, un numéro de siret vous sera attribué da manière automatique.
Dans ce cas vous ne devez pas prendre le satut d'auto entrepreneur pour faire de la cession de droit, celui ci est incompatible sur cette activité d' Auteur. Car même avec ce statut d'auto entrepreneur vous devrais réglé les imputations sociales à l'Agessa.
Julien a cité la Maison des artistes, ce n'est pas non plus une solution de statut, quelques photographes ayant une activité exclusive de plasticien peuvent faire la demande à la Maison des artistes, si ils sont acceptés le principe sur la gestion sociale de leurs droits d'auteur est le même que celui de l'Agessa.
Pour plus d'information je vous invite à consulter les sites de freelens, l'upc et du Gnpp.
Dernière modification par Ciot Pierre (25-November-2009 15:02)
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Merci beaucoup pour les réponses. Pour une fois qu'un forum est utile avec des gens qui répondent avec des vrais réponses et non pas qu'avec des liens vers d'autres sites.
Une dernière point sur lequel je me pose encore des questions.
On a reportage qui est finis et qu'on veut essayer de vendre à un journal ou à un magazine. Doit-on forcément avoir le statut d'auteur avant de le vendre ou peut-on le vendre sans avoir de statut et le journal / magazine nous rémunère avec un salaire et une fiche de paye comme étant salarié?
Ce monde de légal et juridique français me parait bien compliqué!
Merci encore pour votre aide.
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Euh... la réponse est ci-dessus il me semble... ![]()
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JakeB a écrit:
Merci beaucoup pour les réponses. Pour une fois qu'un forum est utile avec des gens qui répondent avec des vrais réponses et non pas qu'avec des liens vers d'autres sites.
Une dernière point sur lequel je me pose encore des questions.
On a reportage qui est finis et qu'on veut essayer de vendre à un journal ou à un magazine. Doit-on forcément avoir le statut d'auteur avant de le vendre ou peut-on le vendre sans avoir de statut et le journal / magazine nous rémunère avec un salaire et une fiche de paye comme étant salarié?
Ce monde de légal et juridique français me parait bien compliqué!
Merci encore pour votre aide.
Bonsoir
Un peu de patience, je viens de rédiger un article sur ce thème. Il sera mis en ligne sans doute ce WE sur le blog "Droit & photographie".
Il répondra donc à la question que se posent de nombreux photographes amateurs (ce terme sans aucune connotation péjorative bien sûr, par opposition simplement aux photographes ayant un statut professionnel, quel qu'il soit).
Ca arrive donc très rapidement...
Bonne soirée :-)
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